Déclaration de Joëlle Ceccaldi-Raynaud,
Député des Hauts-de-Seine,
Maire de Puteaux
Mesdames et Messieurs les Maires Adjoints et Conseillers Municipaux,
En ouverture de ce Conseil Municipal, je vais prononcer une déclaration liminaire.
En effet, suite aux débordements d'une partie de l’opposition lors du dernier Conseil, je veux vous exprimer mon sentiment contrarié.
Car je juge ces débordements et le comportement de certains tout à fait inadmissibles.
Le Code général des collectivités territoriales décrit ainsi le déroulement d'un Conseil : "On y débat efficacement, parfois fermement mais les délibérations sont prises dans un climat qui sied bien aux élus qui y siègent."
Je veux souligner que je me conforme à mon rôle avec sincérité et honnêteté dans le cadre imposé par les textes ;
Deuxièmement, et particulièrement aujourd'hui, jour de vote du budget, nous sommes comptables devant les Putéoliennes et les Putéoliens du bon fonctionnement de cette assemblée pour laquelle ils se sont exprimés.
Notre charge est donc solennelle !
Je ne tolèrerai plus que certains transforment cette assemblée républicaine en séance de Grand Guignol.
Je ne tolèrerai pas non plus qu’une partie de l’opposition nous empêche de mener à son terme cette séance et le dialogue que j'entends mener avec l’opposition.
Un dialogue nourri, riche, dense, serein et courtois. Ce sont nos approches différentes des dossiers qui peuvent et doivent enrichir nos échanges et élever le débat.
Certains, et je le déplore, se comportent comme La MOUCHE de Jean de la Fontaine vibrionnant autour du coche et de son équipage.
Je cite Jean de la Fontaine.
« Après avoir animé le voyage de son fiel, piquant ici les chevaux, piquant là les passagers, la mouche s'inquiète du peu d'intérêt que les uns et les autres lui portent tandis que le carrosse progresse.
"Ainsi certaines gens faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires.
Ils font partout les nécessaires,
Et partout importuns devraient être chassés."
Si à l'avenir certains devaient commettre de nouveaux débordements, en tant qu'officier de police, comme me le confère le statut de premier magistrat de la ville de Puteaux, je prendrais TOUTE disposition pour que cesse le charivari en demandant des suspensions de séance, et si cela ne suffit pas, en signant la réquisition que je tiens là, sous le coude.






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