Le 7 juin, nous allons élire nos 72 représentants français au Parlement européen. L’UMP présente un projet ambitieux, en cohérence avec ses valeurs et ses convictions. Très attachés à la construction européenne, nous souhaitons promouvoir une Europe de l’action et une Europe qui protège. La crise financière et économique a remis au centre du jeu l’importance du politique pour montrer le chemin et endiguer les dérives. Malgré les imperfections évidentes des institutions européennes et de son mode de fonctionnement, ne perdons pas de vue que plus de la moitié des lois françaises sont d’origine européenne. Certes, pour un certain nombre de nos concitoyens, l’Europe parait éloignée de leurs préoccupations quotidiennes. Pourtant elle travaille et agit sur des dossiers concrets, comme les OGM, la TVA sur la restauration, l’immigration, l’environnement ou encore l’agriculture, autant de sujets qui nous intéressent directement. C’est précisément en allant voter que l’on pourra peser sur le scrutin et remédier à terme à certains dysfonctionnements constatés. L’abstention ne doit pas être la grande gagnante de ces élections, car ce serait alors tous les Français sans exception, quelle que soit leur sensibilité politique, qui seraient perdants !
Voter pour l’UMP, c’est l’assurance d’avoir des eurodéputés qui seront fidèles à leurs engagements et à la politique européenne telle que définit lors des six mois de la présidence française de l’Union européenne. A notre forte mobilisation pour ces élections fait écho la mollesse de celle des socialistes. Leur seul élément de fierté est de proclamer qu’ils ont bouclé leurs listes trois semaines avant les nôtres, comme s’il s’agissait d’un gage de légitimité, de crédibilité et surtout d’efficacité… A en croire les derniers sondages, les électeurs ont bien compris que leurs critiques systématiques de la politique du Gouvernement et du Président de la République ne suffisaient pas à en faire un projet politique digne de ce nom. L’Europe ne les intéresse pas, pas plus que les préoccupations de leurs compatriotes, trop absorbés qu’ils sont à masquer les divisions d’un congrès de Reims qui n’en finit pas de laisser des traces.
Quant au Modem, à force de vouloir être à la fois à gauche, au centre et à droite, il finit surtout par être nulle part. Notons que sa tête de liste en Ile-de-France, Marielle de Sarnez, député européenne sortante et bras droit (ou gauche) de François Bayrou, est tellement passionnée par son mandat à Strasbourg qu’elle a essayé de se faire élire député de Paris, puis Maire de la capitale lors des dernières municipales de mars 2008… Plus grave, les élus de ce parti siègent dans le même groupe que les députés libéraux et votent le plus souvent dans le même sens : vous conviendrez que c’est une façon plutôt originale de revendiquer ses galons d’élus épris de justice et de cohésion sociale…
A Puteaux, comme sur l’ensemble du territoire national, le 7 juin, le vote efficace, le vote qui permettra à notre pays de faire entendre sa voix de manière durable et pertinente dans les instances européennes, c’est le vote en faveur de la majorité présidentielle.
Vincent Franchi
Président du groupe Union pour Puteaux






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