Malgré les promesses, l’environnement est loin d’être une priorité du Conseil régional. La gauche et les verts ont voulu faire de l’Ile-de-France une “écorégion”, c’est raté ! Le résultat est édifiant :
La pollution de l’air
Alors que la pollution de l’air arrive en tête des préoccupations des Franciliens (86% des habitants se plaignent de la qualité de l’air), l’Ile-de-France est la région de France la plus touchée par la pollution de l’air.
- deux fois plus de Franciliens concernés par un dépassement de la valeur limite en dioxyde d’azote de 44 microgrammes par m3 qu’en 2002, soit 2 millions de personnes ;
- des niveaux de pollutions aux particules à proximité des axes routiers 50% plus élevés que la moyenne nationale (46 microgrammes par m3en IDF contre 30 pour la moyenne nationale) ;
- des niveaux de pollution de l’air dans le métro inquiétants. Les concentrations en particules fines dans le métro présentent des taux moyens de 150 à 300 microgrammes par m3avec des pics à 500 ou 800 microgrammes par m3 dans le RER. Or, selon l’OMS, l’exposition à ne pas dépasser en moyenne sur 24 heures et plus de 3 jours par an est de 50 microgrammes par m3.
Le budget de la politique de l’air a chuté de 91% depuis 2004.
On est passé de 6,8 millions d’euros à 635 000 euros en 2009.
Les énergies renouvelables
L’Ile-de-France est la dernière région à ne pas avoir adopté un plan climat d’économie d’énergie, de réduction d’émissions de CO2 et de développement des énergies propres. A titre d’exemple, l’Alsace a adopté un plan climat se fixant les objectifs de Kyoto, ce qui équivaut à 800 000 tonnes de CO2 à réduire d’ici 2010. Idem... en Poitou-Charentes !
- énergie solaire : un retard inexplicable. Uniquement 152 installations solaires photovoltaïques qui ne produisent qu’un peu plus d’un mégawatt (1,41) alors que la Bretagne, région moins ensoleillée, en produit 3,25 et les Pays de la Loire plus de 10 mégawatt ;
- un parc éolien au niveau zéro. Si l’on compare avec le Land de Saxe en Allemagne, proche des conditions climatiques de l’Ile-de-France, le potentiel francilien pourrait alimenter 500 000 foyers.
Les déchets
Le budget pour la diminution et le traitement des déchets a chuté de 81% depuis 2005. On est passé de 13 millions d’euros en 2005 à 2,5 millions en 2009.
- environ 750 000 tonnes de déchets dangereux. Chaque Francilien produit 2.5kg/an de déchets dangereux (piles, huiles, etc.) ;
- environ 32 500 tonnes de déchets d’activités de soins à risques infectieux.
L’eau
Le budget de la politique de l’eau a chuté de 34% depuis 2005. On est passé de 69 millionsd’euros en 2005 à 45 millions en 2009.
- 73% de Franciliens se plaignent de la pollution des sols et des pesticides ;
- un assainissement des eaux usées de l’agglomération parisienne non conforme aux normes européennes depuis 1998. Par exemple, les stations d’épuration de l’agglomération parisienne n’éliminent que 66% de l’azote présent dans l’eau alors qu’elle devrait en éliminer 80%conformément aux normes européennes;
- un niveau écologique des rivières et notamment de la Seine qui reste mauvais. Moins de la moitié des rivières sont en bon état sur le bassin Seine Normandie alors que l’objectif du Grenelle de l’environnement est d’arriver à 2/3 en 2015.
Le bruit
Alors que la région a concentré son action sur le soutien à l’association Bruitparif, à qui elle a apporté 700 K€ pour 2009, 71% des Franciliens se disent gênés par le bruit (2 fois plus que les provinciaux).
- 360 000 habitants de la petite couronne vivent en zone “point noir de bruit” (+ de 70 décibels) dont 283 000 affectés par les survols ;
- 2,3 millions de Franciliens sont concernés par les survols à moins de 3 000 mètres ;
- 1 Francilien sur 4 déclare avoir ressenti les effets du bruit sur la santé.
L’agriculture
Un manque de cohérence dans une politique émiettée sous la responsabilité de 3 vice-présidents et mise en œuvre par 3 services différents. Un manque considérable de moyens financiers.
- 14% des exploitations qui ont disparu depuis 2000 ;
- seulement 84 exploitations certifiées agriculture biologique soit 1,3% des exploitations agricoles et seulement 0,8% de la surface agricole francilienne contre 2% en France.
L’économie
L’économie régionale verte va de la rénovation environnementale des bâtiments aux nouveauxmodes de déplacement en passant par les biotechnologies, la santé, les nouvelles filièresjusqu’à l’urbanisme du Grand Paris. L’économie verte se définit donc comme un accroissement de la production des activités économiques respectueuses de l’environnement.
Toute la politique menée par le vice-président communiste, chargé du développementéconomique, est en opposition avec cette approche.
- Seulement 1 066 emplois verts ont été créés entre 1998 et 2007.






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