" Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous ! "
En politique, la première des règles de base est de savoir balayer devant sa porte avant de se prendre pour un prince de la vertu! Dans un livre au titre évocateur paru il y a quelques semaines, intitulé «Hold-up, arnaques et trahisons», deux journalistes dénoncent une « tricherie », ample et surtout planifiée, lors de l’élection, le 21 novembre 2008, de Martine Aubry au poste de première secrétaire du PS. C’est peu dire que cette révélation a terni encore un peu plus l’image d’un parti à la dérive. Certains au PS se sont empressés de crier au complot et à la diffamation. Mais vous remarquerez que les principaux acteurs visés n’ont pas à ce jour porté plainte en justice…
Jaurès disait que «le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire». L’auteur de la tribune socialiste serait décidément bien inspiré de suivre son conseil. J’en veux encore pour preuve sa position sur les collèges privés. Il s’élève contre leur construction au motif de la défense du service public de l’Education nationale, mais cela ne l’empêche pas d’en apprécier certains avantages. Il serait préférable qu’il utilise son énergie protestatrice pour réclamer davantage de moyens à ses camarades socialistes du Conseil régional d’Ile-de- France pour la rénovation de nos deux lycées.
Concernant l’école élémentaire Jacotot, Monsieur Vazia sait en parler mais en parle sans savoir! Le 6 juillet dernier, le directeur d’établissement m’écrivait pour me demander d’accorder des dérogations afin que le nouveau poste d’enseignement demandé par le conseil des maîtres puisse être maintenu. Le nombre d’élèves inscrits était alors de 524 et non de 580. À force de vouloir à tout prix politiser la FCPE, Monsieur Vazia avait alors oublié de dire la vérité.
La gauche d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle qu’incarnait Jean Jaurès il y a un siècle. Ce défenseur de la laïcité, des droits de l’homme et de la paix aurait bien du mal à se reconnaître dans celles et ceux qui prétendent être ses héritiers spirituels. C’est parce que l’ancien député du Tarn incarne un bien commun de la Nation que nous honorons sa mémoire chaque année dans notre commune, comme nous le faisons pour le Général de Gaulle. Mais c’est aussi et surtout parce que nous nous reconnaissons pleinement dans certaines des valeurs qu’il défendit avec acharnement, comme la justice sociale, l’humanisme et le droit au travail.
Jaurès disait aussi qu’«il faut aller à l’idéal en passant par le réel». Monsieur Grébert ferait bien de méditer cette maxime car, plus d’un an et demi après sa défaite sans appel aux municipales de mars 2008, force est de constater qu’il est toujours aussi amer. Il se rêvait Maire de Puteaux? Les électeurs ont fait de lui un modeste conseiller municipal d’opposition. Car ce qu’il semble oublier, à la lecture de ses sempiternelles récriminations contre notre majorité, c’est que ce sont les électeurs de notre commune qui choisissent en toute liberté leurs élus. Il n’y a pas de nomination. Et le message qu’ils ont délivré le 16 mars 2008 fut très clair: ils ne voulaient pas du projet proposé par Monsieur Grébert.
Vincent FRANCHI






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