Dans un billet d’humeur relayé par monputeaux.com, Sylvie CANCELONNI, conseillère municipale d’opposition se lance, non sans un certain lyrisme, dans un véritable procès d’intention concernant un projet d’épicerie sociale, initié en 2009 par le CCAS.

Dans le domaine de la solidarité alimentaire apportée par le Centre Communal d’Action Sociale, Puteaux va consacrer en 2009 plus de 100 000 € dans ce domaine notamment par l’aide apportée aux familles défavorisées par les bons alimentaires ou les dépenses consacrées aux colis d’urgence.
La ville de Puteaux souhaite limiter l’assistanat au profit d’une plus grande responsabilisation des familles mais surtout d’un plus grand respect de la dignité de la personne. C’est dans ce contexte qu’une réflexion est engagée par le Centre Communal d’Action Sociale.
Lors du débat d’orientation budgétaire du CCAS, deux conditions préalables ont été évoquées à la mise en place d’un tel projet. La ville doit être le Chef de File de ce projet et le CCAS est chargé de l’impulsion, de la coordination et du suivi d’un tel projet qui touche à la solidarité. En second lieu, une analyse d’impact et une concertation seront engagées. Le Centre Communal d’Action Sociale va engager un travail d'analyse et de concertation avec les travailleurs sociaux et les associations oeuvrant dans le domaine des solidarités pour examiner le nouveau dispositif qui devra être mis en place à Puteaux.
Parmi les pistes de réflexion figure l’idée de l’épicerie sociale. Ce concept réside dans le fait que les familles choisissent des produits de première nécessité (alimentaire, entretien, hygiène, aliments pour bébé) étiquetés à leur valeur marchande, mais dont le prix à payer ne représente qu’une faible partie du prix. Les recettes sont ainsi directement utilisées pour le réapprovisionnement en denrées.
Plus de 200 épiceries sociales fonctionnement aujourd'hui en France : 25 % d’entre elles sont portées par des CCAS. Sont concernées les personnes vivant en dessous des minima sociaux ou du seuil de pauvreté. Il faut que les personnes fréquentant ces épiceries soient orientées par les travailleurs sociaux, les services sociaux municipaux, les associations partenaires. Laissons Sylvie CANCELLONI continuer à s’interroger sur les « vertus d’un monopole municipal du cœur » ou se méfier d’un service social qu’elle compare à une « pieuvre sans âme » ! Elle devrait savoir que - même en politique - tout ce qui est excessif est insignifiant ! La réalité est la suivante : le budget du CCAS est la démonstration d’une volonté claire, forte et généreuse de défendre les valeurs de la famille et de la solidarité dans notre commune. La municipalité considère que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social.
Madame Cancelloni, puisque vous parlez de bondieuserie, nous vous invitons à méditer ce propos d’une grande dame de Gauche, Elsa Triolet : « Pour être prophète, il suffit d’être pessimiste » (Mille regrets). Madame Cancelloni nous en fait l’amer témoignage. Le Groupe Technique Alternance Puteaux ne pratique comme politique que celle des sermons. Voilà une étrange mécanique dans la parole publique.
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